☁ Pensée d’une lectrice #3 – Quand les livres s’animent…

Aujourd’hui, je remarque le nombre croissant de films adaptés de livres ou BD et je lis également beaucoup de critiques concernant ces adaptations. Etant moi-même lectrice et friande de ces adaptations, je trouvais intéressant d’abord le sujet. Cet article n’est qu’un aperçu de mes idées et les idées pourraient être plus développées, mais je trouve l’article déjà suffisamment long. N’hésitez pas à commenter pour me donner votre avis sur la question, j’y répondrai avec plaisir 🙂

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La première adaptation que j’ai vu au cinéma est… roulement de tambours… Harry Potter ! Mais, je n’étais alors pas encore la Potterhead que je suis aujourd’hui. A vrai dire, je n’avais jamais ouvert un roman de J.K. Rowling, alors que les quatre premiers tomes de la saga étaient déjà publiés. J’avais adoré le film, mais je n’étais pas encore prête à m’attaquer aux romans. Puis, à la sortie du troisième film en 2004, j’ai décidé que je ne lirai les livres qu’après la sortie du dernier film. Décision étrange, non ? En fait, je trouvais les films géniaux et je ne voulais pas être déçue par les suivants en lisant les livres avant. A cette époque-là, et en écoutant mes camarades de classe qui lisaient les romans, j’avais compris que les livres étaient plus riches que les films et qu’ils manqueraient beaucoup de détails. De cette façon, j’ai d’abord été éblouie par les films avant d’être émerveillée par les livres qui sont venus compléter les films. C’était comme si je redécouvrais l’univers de Harry Potter, pour que la magie ne s’arrête pas… Je ne regrette pas d’avoir fait les choses dans ce sens, et désormais, comme beaucoup de fans, je prends beaucoup de plaisir à me replonger dans l’univers magique de Poudlard et j’apprends encore tellement de choses à chaque nouvelle lecture (ou visionnage).


Du livre au film :

Un film ne peut pas, par définition, être complètement fidèle à un livre. Quand il faut plusieurs heures de lecture pour finir un roman, on ne peut pas espérer avoir une transposition complète du roman sur l’écran en 1h30. C’est pour cela qu’on appelle ça une “adaptation” : on adapte le texte à l’écran ; on change de support, donc on change de méthode.

  • Les points de vue :

Les livres sont une suite de mots qui résonnent différemment d’une personne à une autre. L’image que je me fais d’un décor s’inspire de mon expérience personnelle, ce que j’ai déjà pu voir dans ma vie que ce soit des paysages réels ou des décors de films. Ainsi, vous ne verrez jamais la même chose que moi en lisant les mêmes mots. Une adaptation est faite par un cinéaste qui apporte sa propre vision du livre, ceci implique que ce qui sortira sur nos écrans ne sera pas forcément la vision de l’auteur, mais celle du cinéaste. En conclusion, un film est la vision d’un seul lecteur contre celle de milliers (millions) d’autres lecteurs. D’où la déception de nombreux lecteurs.

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  • Le temps / la durée :

Qu’en bien même, j’apprécie un bon nombre d’adaptations, elles sont toujours limitées et l’histoire perd forcément quelque chose. Parfois, le réalisateur décide de supprimer tout un pan d’une histoire comme Eragon. Ce film ne m’intéressait pas plus que ça, je me suis laissée conseiller par une cousine qui avait lu le livre et m’en avait dit beaucoup de bien. Mais en sortant de la salle de cinéma, nos avis étaient très différents. J’avais trouvé le film vraiment sympa, alors qu’elle était très déçue, m’expliquant que le film était un gâchis et que le livre était beaucoup mieux. Ayant apprécié le film, je me suis dit que je ne pouvais pas être déçue par le livre et je me suis lancée. Et là j’ai compris qu’adapter un livre de près de 700 pages en un film d’1h45 était une très mauvaise idée. Cette limite de temps oblige à supprimer des détails qui peuvent paraître insignifiants pour certains, mais qui ont leur importance dans le récit, qui aident à apporter de la profondeur et de la matière au récit.

D’un autre côté, accorder trop de temps pour adapter un livre peut dénaturer le récit. En ce moment, la tendance est aux derniers tomes divisés en deux films, et ce n’est pas toujours un choix très judicieux, selon moi. Le dernier tome de Harry Potter séparé en deux films était un bon choix, les deux films offrent du temps pour apporter les réponses nécessaires à la conclusion d’une saga de 7 livres. Pour conclure une série pareille, et surtout pour satisfaire les spectateurs qui n’ont pas lu les livres, il faut s’assurer de bien fermer toutes les portes qui ont été ouvertes tout au long des films. Les deux films ont un rythme assez différent et apportent chacun quelque chose pour se terminer en beauté. D’autres adaptations comme Hunger Games n’avaient pas besoin de se terminer en deux films. Dans le cas présent, il faut rappeler que les trois tomes sont construits de la même façon : 1 tome est composé de 3 parties, elles-mêmes composées de 9 chapitres. Il n’était donc pas utile de diviser le dernier tome alors que les deux précédents ont fait l’objet de films uniques. Ainsi, une certaine longueur s’est fait ressentir dans les deux derniers films et notamment lors de l’épilogue qui était bien trop long et qui fait retomber l’émotion du climax final. Malheureusement, c’est devenu une mode et surtout une approche commerciale qui touche d’autres séries comme Twilight, Le Hobbit, Divergente, etc.

  • Un tremplin ?

Parfois, une adaptation permet de faire connaître un livre à un plus grand public. Dans mon cas, c’est en voyant les films Harry Potter que j’ai souhaité les lire, tout comme Eragon. En France, le succès du film Intouchables a boosté les ventes de l’autobiographie de Philippe Pozzo di Borgo. Mais aussi, les adaptations peuvent éclipser les livres dont ils sont inspirés. Ce qui a été le cas de OSS 117 par exemple, dont je n’ai appris l’existence du livre qu’en rédigeant cet article.

On peut dire que les films, même inspirés d’oeuvres littéraires, sont des oeuvres à part entière. Et je comprends ce point de vue. Mais, je reste convaincue que le livre qui se cache derrière le film a souvent plus de mérite.


Le film ou le livre ?

Je ne suis pas très cinéphile, j’apprécie le cinéma, mais je n’en ai pas besoin. La plupart des films que je désire voir sont des adaptations de romans que j’ai déjà lu ou que je compte lire. C’est une façon de redécouvrir une histoire sous un autre angle, de voir d’autres possibilités, des choses auxquelles je n’aurais pas pensé. Lorsque j’ai vu les films adaptés de la trilogie du Labyrinthe, j’ai d’abord été un peu surprise par les nombreuses différences et puis, j’ai finalement acceptée de me laisser entraîné dans une autre version de ce que j’avais pu imaginé. Les décors et les personnages étaient les mêmes, l’atmosphère n’avait pas changé, et je connaissais l’histoire mais j’ai quand même pu être surprise par le film, et dans le bon sens du terme.

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Certaines adaptations sont mauvaises parce qu’elle ne correspondent plus à ce qu’était le livre d’origine, au message et aux valeurs qu’il transporte. Le Passeur, par exemple, est un livre pour enfant qui raconte l’histoire de Jonas, 12 ans, ami avec la jeune Fiona. Concernant le film, plutôt que d’adapter le livre pour ce qu’il était, il est devenu le support pour créer un énième film dystopique pour adolescents pour surfer sur la vague des Hunger Games, Divergente et d’autres. Jonas a maintenant 16 ans et tombe amoureux de Fiona (bonjour le cliché!).


Pour adapter un livre sur grand écran, il ne suffit pas de faire jouer des acteurs sur un décor en reprenant mot pour mot ce qui est écrit. Il faut retrouver l’essence même du livre : le caractère des personnages, l’atmosphère dans laquelle nous plonge l’auteur ou encore les émotions que le livre nous procure. C’est un vrai travail d’analyse et de création qui ne garantit pas un succès immédiat.

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