☁ Pensée d’une lectrice #1 – Quand les livres font peur…

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique qui m’offrira, j’espère, une toute nouvelle liberté quant au contenu de mes articles, j’ai décidé de parler d’un problème de lecteur qu’on retrouve souvent : la panne de lecture. Car j’ai démarré le blog en me mettant bien trop de limites, et j’ai voulu commencer par baliser chaque rubrique. Mais, la mayonnaise n’a pas pris comme je le souhaitais, et cette façon de faire m’a plutôt découragée. C’est ce qui arrive aussi quand on veut se remettre au sport après avoir laissé les baskets dans le fond du placard pendant de trop longues années ; on fixe des objectifs, on fait un planning bien délimité, on se lance dans une séance de sport béton. Mais le changement brutal fait qu’on a l’impression que le sport, c’est vraiment pas pour nous et on laisse tomber. CQFD.

  • Quand les livres font peur…

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Même lorsque l’on est un passionné, un lecteur expérimenté, un fan absolu, il nous arrive à tous des moments de creux ou de vide. Ces périodes où tout parait plus intéressant qu’un livre. On se trouve des excuses pour ne pas lire ; on n’a pas le temps, pas l’argent. On manque de courage, notre cerveau est trop fatigué, pas motivé. Au début, ça me faisait peur car je considérais (et considère toujours) la lecture comme la seule passion qui pouvait m’apporter un plaisir aussi immense et apaisant. Un livre représente pour moi un moment de détente, que j’associe très souvent à un endroit douillet, accompagné d’une petite tasse de thé chaud. Je ne voulais pas perdre ce calme qui m’empêche de crouler sous l’anxiété que nous impose la société. Je ne reproche rien à ceux qui veulent travailler, encore et encore. J’ai mal au coeur pour ceux qui ne peuvent que travailler, car ils n’ont pas d’issue de secours. Mais, possédant la clé du pays des rêves, j’avais peur de finir par la perdre.

J’avais peur de ne plus aimer lire.

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Mais, certains jours, les livres ne veulent plus de moi. Ils restent fermés, cachés dans les étagères de la bibliothèque. Lorsque je m’aventure à en ouvrir un, il reste éteint et terne. Aucune lumière, aucun rêve n’en sort. Et alors, je le referme comme lorsqu’on dit “à plus tard” à quelqu’un qui n’est pas encore prêt à nous délivrer ses secrets. Lire, c’est un peu comme des friandises. Quand on en mange, on en veux encore. Quand il n’y en a plus, on s’en passe, puis oublie. Ces derniers jours, je n’ai pas trouvé le temps de pouvoir m’installer calmement comme j’en avais l’habitude et puis j’ai laissé de côté mes fidèles compagnons. Mais ce soir, alors que je vous écris ces quelques pensées, je les vois. Ils sont là, autour de moi, entassés les uns sur les autres dans les bibliothèques. Ils me sont fidèles et n’attendent que moi. Ils resteront posés là des jours, des semaines ou des mois, mais surtout, ils resteront à moi. Alors, même si je ne les ouvre pas, je ne m’inquiète pas. Car ils contiennent tellement de rêve, que les regarder suffit à m’apaiser…

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