Les Royaumes du Nord de Philip Pullman – laissez-vous porter dans un monde plein de rêve et de magie…

Royaume nord (blog)

De quoi ça parle ?
Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures.
Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises…
Jetée au cœur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.


Ce qui m’a attiré ?
La première fois que j’ai entendu parler de ce livre, c’était lors de la sortie du film “La Boussole d’Or”, en 2007 et qui paraissait être de la même branche que le Monde de Narnia que j’avais adoré (le film, pas le livre). Il me semble avoir apprécié le film et avoir mis au fond de ma tête l’idée qu’il fallait lire le livre. Quelques années plus tard, sur une brocante, je croise un ami qui revend l’intégrale à 5€, vous imaginez un peu l’affaire ? Obligée de me procurer ce livre !
J’étais tout de même un peu effrayée de m’attaquer à un pavé de 1000 pages. Jusqu’à la découverte du Weekend à mille qui m’a paru être une excellente occasion de ressortir de ma PAL ce livre dont on m’avait dit tant de bien.

Je vais parler pas mal des daemons, mais toujours sans vous spoiler des éléments majeurs de l’intrigue. Tout ce que je dirai ici sont des éléments qui se trouvent dans les premières pages du livre ou qui sont des idées sorties de ma propre tête 🙂 Mon but reste le même, vous faire découvrir des livres, je n’aurai donc aucun intérêt à vous spoiler les livres que je vous présente !



Ce que j’en pense maintenant ?
On ne quitte pas Lyra et son daemon Pantalaimon, qui même s’ils semblent ne former qu’une seule personne, ont quand même des caractères parfois différents.
Ces daemons seraient la manifestation physique de l’âme de chaque humain qu’ils accompagnent. Chaque humain possède son propre daemon, et ne peut en être dépossédé. Ils semblent agir indépendamment de leurs humains mais on constate vite que deux daemons se battront quand leurs humains se battront également, et vice versa. Ce qui confirme bien que les daemons sont les reflets de l’âme humaine.
Le fait que l’âme humaine devienne visible grâce aux daemons, il devient alors plus difficile de cacher ses sentiments, qui seront souvent trahis par votre propre daemon… Du coup, si vous rencontrez quelqu’un avec un daemon dont la forme rappelle un animal mesquin, vous pourrez deviner à quoi vous attendre. La façon d’interagir avec son daemon révèle aussi beaucoup de chose à propos de cette personne. On peut traiter son daemon comme son égal, son compagnon, ou bien avoir une relation maître-esclave avec lui…
A première vue, j’ai pensé que les daemons n’avaient pas de formes définitives avant la puberté car un enfant avait encore une imagination foisonnante, la capacité à rêver et se créer des mondes, etc. Mais par la suite, je me dis que cette prise de forme définitive signifie peut-être plutôt l’idée qu’à l’enfance on se cherche encore, on s’apprivoise soi-même alors qu’à l’âge adulte la personnalité est construite, plus distincte.
 
« Pourquoi est-ce que les daemons ne peuvent plus changer au bout d’un certain moment ? demanda Lyra. […]
– Il en a toujours été ainsi, et il en sera toujours ainsi. Ca fait partie du passage à l’âge adulte. Viendra le moment où tu te fatigueras de tous ces changements incessants […]. D’ailleurs, cette apparence fixe a aussi ses avantages.
– Ah bon ? Lesquels ?
– […] Le jour où ton daemon prendra une forme définitive, tu sauras enfin qui tu es. […] Il y a un tas de gens qui aimeraient avoir un lion pour daemon et qui se retrouvent avec un caniche. Et tant qu’ils n’auront pas appris à se satisfaire de ce qu’ils sont, ils ne connaîtront pas la paix. Ah, quel gâchis ! » [Chapitre 10]
 
Finalement, on peut dire qu’on a entre les mains un roman d’apprentissage (ou, si vous voulez vous la péter en société, vous pouvez parler de “bildungsroman”) dans lequel on voit Lyra évoluer, grandir, et passer de l’enfance à l’âge adulte.
 
Lyra a la désinvolture d’une enfant de son âge, mais à également la force de caractère d’un enfant qui a grandi sans ses parents (ce n’est bien sûr pas une donnée universelle, mais j’ose imaginer que sa force de caractère vienne de là). C’est une petite fille très curieuse et qui aime beaucoup raconter des histoires (dans les deux sens du terme). Lorsqu’elle raconte des histoires, ce n’est pas en pensant à mal, mais plutôt pour arranger les choses, aider des gens et tout simplement créer de belles illusions… un peu comme un artiste, finalement…
Sur son chemin, elle rencontrera toute une palette de personnages différents, tous plus complexes qu’ils n’y paraissent au début, nous rappelant ainsi qu’il est difficile de se fier à une première impression (qu’elle soit bonne ou mauvaise).
 
Sous couvert de suivre la recette de base à l’écriture d’un roman (introduction, problème, actions, dénouement, conclusion), il se laisse complètement aller quant au monde dans lequel il nous emmène. Dès le début du roman, l’auteur nous laisse entendre qu’on est toujours à Londres, mais dans une autre dimension, une autre version possible du monde dans lequel nous vivons (serait-ce encore une métaphore du travail de l’auteur ?). Et, grâce à une plume très bien maîtrisée, propre et fluide, Philip Pullman nous offre des paysages magnifiques, magiques et grandioses. Malheureusement, je ne peux même pas vous parler de mon paysage favori sans vous révéler un élément important de l’histoire ! (Il vous faudra donc lire le livre pour le savoir :3 ). Ce que je peux vous dire, c’est que les paysages du Nord ont quelque chose d’onirique et apaisant.


Ce que j’en retiens ?
Je tiens aussi à noter que le récit pourra à la fois vous réchauffer le coeur comme il pourra l’écraser violemment, au même rythme que celui de Lyra. Cela ne donne que plus d’humanité au roman…
Ce roman m’a donné beaucoup de matière à réfléchir et à rêver. J’ai beaucoup aimé cette histoire qui pourrait paraître un peu lente au début, mais cette lenteur est nécessaire à l’installation du récit. Mais une fois bien installé dans ce monde imaginaire, on n’a plus envie d’en sortir…
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