Sentiment 26 de Gemma Malley : un premier tome qui trouve parfaitement sa place dans le genre dystopique

Sentiment 26 (blog)
C’est avec le sourire aux lèvres que je referme ce livre. J’ai lu ce livre d’une traite, et quel dommage que ce soit déjà fini !
Je connaissais ce livre depuis presqu’un an maintenant, mais je ne m’étais jamais lancée, faisant passer d’autres livres avant. Et puis, l’occasion s’est présentée…
De quoi ça parle ?
Tous les sentiments ont été bannis de la Cité, la haine comme l’amour. Ses habitants ont subi une lobotomie afin de garantir la paix. Étiquetés de A, Admirable, à D, Déviant, ils vivent dans une harmonie artificielle.
Pourtant Evie, seize ans, aime Raffy en secret depuis toujours. Et lorsque le Système ordonne de l’expulser sur les terres des Maudits, elle décide de fuir avec lui. Mais au-delà des murs de la Cité se dresse le plus grand mystère qui soit. Quand on sort du Système, nul ne sait ce qu’il advient de vous…

« Un changement d’étiquette n’est ni triste ni gai, c’est juste un fait, un fait que l’on provoque soi-même » Livre des Sentiments, I, 26



 Ce qui m’a attiré ?
J’ai découvert ce livre par le bouche à oreille. Lorsque j’étais encore en Irlande, je rentrais du cinéma avec deux amies et nous discutions du film Divergente et d’autres livres de dystopie. L’une d’elles nous a alors parlé de Sentiment 26 en racontant merveilleusement bien cette histoire d’étiquette, de Système, etc. J’ai alors écrit le titre de ce livre sur un petit bout de papier pour m’en souvenir. A ce moment-là, je venais de terminer la trilogie The Hunger Games, et j’avais adoré le premier tome de Divergente, je commençais à me prendre d’affection pour un genre que j’avais longtemps mis de côté. Enfin, il y a quelques temps, j’ai vendu des livres sur le site de Gibert Joseph ; j’ai alors pu en acheter d’autres, sans débourser un sou. Sentiment 26 en faisait partie…

Ce que j’en pense maintenant ?

Tout d’abord, ce roman m’a beaucoup rappelé Le Passeur de Lois Lowry. Il s’agit d’une société construite de toutes pièces sur les ruines d’un monde tombé dans l’horreur. Le Système qui la contrôle décide de chaque étape de votre vie, vous surveille et vous met dans des catégories. Mais ce monde post-apocalyptique nous révèle bien des choses sur le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, et nous invite à le questionner. De plus, l’un des points forts de ce roman est que la société ne nous est pas décrite en un bloc mais la description se fait au fur et à mesure des chapitres, ce qui rend le récit plus digeste.
J’ai trouvé le rythme du récit correct (mais après avoir lu la trilogie de James Dashner, tout me paraît un peu plus « léger » !). L’auteur a bien prêté attention à nous induire en erreur pour que les retournements de situation soient plus … inattendus ! Ces moments nous réveillent et nous relancent dans notre lecture.
Même si le récit était très bien pensé, j’ai trouvé que l’auteur avait parfois fait l’impasse sur les personnages. Par moment, j’ai trouvé que les personnages tombaient un peu dans le cliché, notamment celui du petit couple amoureux digne d’un Roméo et Juliette. De nombreux passages sont très bien écrits et m’ont fait sourire, mais quelques autres m’ont un peu agacée par leur aspect stéréotypé un peu facile. Mais, j’ai tout de même eu beaucoup de sympathie pour Lucas qui pourtant est présenté comme un personnage “froid”, contrairement à son frère Raffy qui est plutôt impulsif et têtu. Mais Lucas évolue beaucoup à travers ce livre, et il devient très touchant. J’ai également vu beaucoup de potentiel chez Evie qui reste hésitante et méfiante, sans tomber dans les extrêmes (ni la cruche, ni la badass, en gros) ; toutefois, je dois avouer que parfois, elle pourrait se secouer un peu au lieu de remuer autant de pensées. Je veux bien comprendre que c’est un livre qui traite des sentiments et des émotions, mais il faut quand même faire attention à ne pas tourner en rond. Je suis donc impatiente et curieuse de la retrouver dans les prochains tomes, pour voir son évolution.
Comme je l’ai dit au tout début, les premières pages m’ont rappelé d’autres livres du genre dystopique et en particulier Le Passeur de Lois Lowry. Cependant, l’auteure est parvenue à s’approprier le genre et à proposer quelque chose d’original. Et finalement, on est assez loin des Hunger Games et Divergente, notamment par la présence des sentiments et des émotions qui prennent le dessus sur les actions. Dans ce livre, les personnages réfléchissent, se posent des questions, découvrent, apprennent, à l’opposé de ce qui est imposé par le Système, finalement 😉


Ce que j’en retiens ?
J’ai beaucoup aimé ce premier tome et attend la suite avec impatience. Elle ne nous propose pas seulement une bonne histoire, mais nous invite à nous questionner sur notre propre condition, nos propres valeurs.
Je trouve que cette dystopie sort un peu du lot, et je ne sais pas encore si je dois trouver dommage qu’elle n’ait pas eu autant de succès que celles qui ont été adaptées au cinéma ou si je dois me réjouir qu’elle garde cette forme d’humilité.
En tout cas, c’est avec énormément d’enthousiasme que je vous conseille ce roman.
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