J’ai lu… Le Joyau (T1&2) de Amy Ewing

 

Titre : Le Joyau (VO : The Jewel)

Auteur : Amy Ewing

Pays : Etats-Unis

Année : 2014

Editions lue : Collection R (Robert Laffont)

 

 

 

 

Un petit article écrit à chaud après avoir tourné la dernière page du tome 2.

 

Ce qui m’a attirée ?

Je dois avouer que j’étais très frileuse quand j’ai découvert l’existence de cette série à la sortie du tome 2. J’en avais entendu parler sur booktube et sur la blogo mais j’ai pourtant été refroidie par… la couverture ! J’avais deux mauvaises impressions : la première, c’est que les livres semblaient être une pâle copie de La Sélection de Kiera Cass (que j’ai adoré !), la deuxième, c’est que le roman avait l’air un peu ‘kitsch’. J’avais peur d’une banale histoire de princesse, un peu romantique, etc. J’étais alors dans une période de science-fiction/dystopie et j’avais de gros a-prioris sur cette série. Et… JE ME SUIS MISE LE DOIGT DANS L’OEIL !

En arpentant les rayons jeunesse d’une librairie, je me suis retrouvée devant le tome 1 et j’ai alors pensé que je devais tout de même lui laisser une chance et ne pas me baser uniquement sur les apparences. L’apparente histoire d’amour ne me disait pas grand chose, mais je me suis rapidement laissée tenter par les histoires de trahison, complot, etc. Lire la suite

L’imagination, le rêve, l’enfance. Date limite de consommation ?

Il y a quelques mois de cela, on m’a dit que je n’avais plus l’âge de rêver. Je dois dire que j’étais assez étonnée.

Je ne connais pas tous les détails de vos vies pour juger de ce dont vous avez besoin, mais je connais suffisamment la mienne pour être convaincue que rêver est nécessaire. Bien que certains événements de ma vie auraient dû me fermer cette fenêtre sur l’imaginaire et l’espoir, d’autres m’ont au contraire convaincue que les rêves faisaient avancer. Mes rêves à moi m’ont portée loin, au delà des frontières. Nous devons utiliser notre imagination pour se rêver un avenir plus radieux, plus ambitieux. Il faut se laisser la possibilité de s’imaginer plus loin que notre propre réalité. Aujourd’hui, bien sûr, ce rêve n’est plus qu’un souvenir dont j’essaye de préserver les détails. Désormais, j’ai besoin d’autres rêves pour avancer les yeux vers l’avant ou vers le ciel ; parce que je refuse de marcher tête baissée jusqu’à ma mort. Certains rêves m’ont même menée au delà de ce que je pensais être possible. D’ailleurs, un certain Rousseau parlait du “rôle de l’imagination qui étend la mesure du possible.” Nous devons utiliser notre imagination pour se rêver un avenir plus radieux, plus ambitieux. Il faut se laisser la possibilité de s’imaginer plus loin que notre propre réalité.

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Pour moi, l’imagination et le rêve sont des pouvoirs que chaque être humain possède mais que certains oublient de développer. Lorsque nous sommes des enfants, le monde des rêves est précieux. Il est si vaste qu’il permet à chacun de trouver une place. Il est un passage obligé pour qui veut marcher vers la vie adulte. Certains en sont privés et c’est encore plus triste (mais c’est une autre histoire). En grandissant, l’horizon que représente le rêve paraît de plus en plus flou, on se fait vite rattraper par les réalités du monde, laissant penser qu’il ne s’agit que plus que d’un mirage, une bêtise de l’enfance. L’imagination est pour moi une sorte de carnet sur lequel s’inscrivent nos pensées, nos souvenirs et nos rêves. Mais certaines personnes malveillantes s’emploient à noircir les pages de ce livre. On ne voit alors plus que l’obscurité du monde, et on finit par oublier les nuances de couleurs que ce monde a aussi à nous offrir. Continuer à rêver, à mon âge, me paraît être une nécessité vitale. Je rêve aussi fort que je le peux encore, je veux colorer les pages de mon imagination, le plus de pages possible avant que les horreurs des hommes ne viennent noircir mon livre. Lire la suite

Je libère ma plume #2 [Nanowrimo]

La vie nous réserve parfois de bonnes surprises. La mienne est arrivée ce matin.

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Je n’avais pas prévu de faire le NaNoWriMo cette année, même si j’avais envie de le faire depuis deux ans. Je ne me sentais pas confiante, en effet, j’étais persuadée que je n’aurais pas suffisamment de temps, mais surtout, je n’avais aucune histoire qui puisse me motiver assez à écrire.

Mais ce matin, je me suis réveillée avec une idée en tête, quelques personnages et, surtout, un univers qui me plaisait beaucoup.  Lire la suite

Je suis vegan : pourquoi et comment ?

Je ne veux faire la morale à personne, je ne veux obliger personne, je ne juge personne ; je veux juste vous expliquer mes principes et mes valeurs.

Afficher l'image d'origineLes premiers à lire cet article seront (je l’espère) ma famille, mes amis proches ou moins proches, bref, mon entourage. Et ceux-là savent parfaitement comment je suis aujourd’hui. Je n’ai jamais aimé la confrontation, je n’ai jamais aimé les disputes, et ce n’est toujours pas le cas. C’est pourquoi, j’ai préféré passer par là pour vous expliquer mon choix. Pour vous montrer que, malgré ce qu’on peut entendre ou lire, il n’y a rien d’extrême dans cette décision (et parce que certaines personnes ne laissent même pas le temps pour des explications et je trouve cela très frustrant…). D’ailleurs, il m’arrivera parfois de ne pas vouloir en parler.

Et pour ceux qui ne me connaissent pas, cela vous aidera peut-être à comprendre le choix d’un proche. Lire la suite

C’est décidé, je libère ma plume !

Salut les moldus !

Un petit article pour vous annoncer que je me lance enfin dans le “Camp NaNoWriMo” !

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Kézako ?

Pour vous expliquer grossièrement le projet, “NaNoWriMo” signifie “National Novel Writing Month” (ou le mois national d’écriture de roman). Il s’agit là d’un projet d’écriture auquel participent des personnes du monde entier, chaque année au mois de novembre. On se met alors au défi d’écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Mais attention, n’y voyez aucune prétention. On ne se lance pas dans l’idée de pondre le prochain bestseller. Ce qui est important ce n’est pas la qualité mais la quantité. C’est donc l’occasion d’écrire un maximum, quitte à revenir dessus plus tard pour corriger les phrases un peu tordues et les fautes d’orthographes malvenues. NaNoWriMo, c’est l’occasion de se mettre au défi tout en se faisant plaisir, parce que l’objectif principal est bien celui-ci : se faire plaisir ! Lire la suite

Test/tag PKJ. : Bilan des 6 mois

« On arrive bientôt à la moitié de l’année 2016. Alors pourquoi ne pas faire un petit bilan livresque des six premiers mois de l’année grâce à un tout nouveau test/tag ? »

C’est ce que nous propose les éditions Pocket Jeunesse (ou PKJ, pour les intimes !). Cela ne prend que quelques minutes et permet aussi de faire un petit point sur l’avancée de mes lectures de 2016 !

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1) Avez-vous eu un coup de cœur ?

Le roman qui m’a mis une sacré claque en 2016 est sans hésiter « Phobos » de Victor Dixen ! J’étais un peu frileuse avant d’ouvrir ce livre, mais quel bombe ! J’ai été très agréablement surprise par l’intrigue et le style de Victor Dixen qui parvient aisément à nous convaincre de rentrer dans son univers. C’est un beau pari, et c’est un pari gagné !

2) Avez-vous lu un roman Pocket Jeunesse ?

J’ai lu « La vérité » sur Alice de Jennifer Mathieu et les deux premiers tomes de “The Mortal Instruments” de Cassandra Clare. D’ailleurs, je suis actuellement dans la lecture du troisième tome !

3) Avez vous découvert un nouvel auteur ?

Eh bien, j’ai découvert Victor Dixen, notamment !

4) Avez-vous lu un de vos auteurs préférés ?

Ouiiiiii ! J’ai lu le premier tome d’une nouvelle série de romans par… (roulement de tambours… que de suspens !) James Dashner, bien sûr ! Il s’agit de The Eye of Minds (La VF est sortie cette année, d’ailleurs !)

5) Avez-vous terminé une série ?

Avec beaucoup de nostalgie, j’ai tourné la dernière page de la série “La Sélection” avec le 5ème tome “La Couronne” de Kiera Cass.

6) Avez-vous lu un livre sorti cette année ?

« La Couronne » et « Phobos ² » sont sortis cette année.

7) Avez-vous rencontré un auteur ?

J’ai eu la chance de rencontré Victor Dixen au Salon du Livre, ainsi que l’immense bonheur d’avoir échangé quelques mots avec James Dashner !

8) Attendez-vous avec grande impatience un livre qui sortira pendant la seconde moitié de 2016 ?

Mais quelle question ! Comme beaucoup, j’attends le texte intégral de la pièce de théâtre “Harry Potter and the Cursed Child”

9) Avez-vous lu un roman sans histoire d’amour ?

Euh… pas facile… « Le Petit Prince » ?

10) Avez-vous lu un roman d’un auteur français ?

Oui ! Et il s’agit de « U4. Yannis » de Florence Hinckel.

11) Avez-vous lu un roman adapté au cinéma (ou en série/téléfilm) ?

Facile ! « La 5ème Vague » de Rick Yancey.

12) Avez-vous lu un livre qui vous a fait pleurer ?

J’ai été très touchée par le témoignage de la maman de Marion Fraisse, une jeune fille de 13 ans qui s’est donnée la mort à la suite de harcèlement scolaire

13) Avez vu lu un roman historique ?

Je ne crois pas !

14) Avez-vous lu un roman que quelqu’un vous a conseillé ?

“Qui ?” de Jacques Expert m’a été conseillé par ma libraire. A l’origine, il s’agissait d’un petit cadeau pour ma mère. Mais, par curiosité, j’ai décidé de le lire à mon tour !


N’hésitez pas à réaliser vous aussi ce Test/tag et surtout à le partager ! Qui sait, ce sera peut-être l’occasion pour moi de découvrir de nouveaux blogs… 😉

Pourquoi se justifier d’être ce que l’on aime ?

Aujourd’hui, je me rends compte que je passe beaucoup trop de temps à me justifier, pour tout et n’importe quoi : les livres que je lis, la musique que j’écoute, les activités que je choisi, les sorties que je refuse, le métier que j’exerce, la nourriture que je mange ou non.

Ces derniers mois, je n’ai pas trouvé le temps et la motivation d’écrire des articles pour le blog et d’alimenter la page Facebook. J’ai alors posté quelques messages de temps à autre pour m’expliquer et dire que j’allais bientôt revenir. Mais, en réalité, rien ne m’est imposé puisque j’ai moi-même choisi d’ouvrir ce blog.

Vous vous posez la même question que moi ? Voici une partie de la réponse : parce que des gens nous reprochent des choses qui ne les regardent pas.


En effet, ce qui me fait réagir, c’est que récemment, j’ai pris connaissance d’un article qui a fait polémique Outre-Atlantique. Il s’agit d’un article publié sur Slate.fr et rédigé par une certaine Ruth Graham : “Against YA: Read whatever you want. But you should feel embarrassed when what you’re reading was written for children.” (pour les non-anglophones : Contre la YA. Lisez ce que vous voulez. Mais vous devriez vous sentir embarrassé quand ce que vous lisez est écrit pour les enfants). Vous remarquerez la logique implacable de ce titre : fais ce que tu veux, mais pas trop quand même !

Elle commence donc son article en évoquant le succès de “The Fault in our Stars”, le film adapté du roman de John Green. D’après elle, on ne devrait pas être embarrassé parce qu’il est mauvais, mais parce que le livre a été écrit pour les enfants. Je me permets déjà de faire remarquer une petite erreur de sa part : les livres qu’on appelle “YA books” (en français : les livres pour jeunes adultes) ne sont, par définition, pas des livres pour enfants.

D’ailleurs, et si on commençait par essayer de définir ce qu’est un livre YA ?

  • un livre lu par des adolescents ? Selon “Publisher’s Weekly” (source publiée par l’auteur de l’article, elle-même), 55% des livres estampillés “YA” (qu’on prononce alors “way-è”) sont achetés par des adultes de plus de 18 ans. Ce n’est donc pas la bonne définition.
  • un livre écrit par un adolescent ? Euh… John Green n’est pas un adolescent ? Ce n’est donc pas la bonne définition.
  • un livre dont le héros est un adolescent ? Alors pourquoi trouve-t-on Oliver Twist dans la section “Romans et littérature” et non dans la section “Jeunesse” ? Ce n’est donc pas la bonne définition.

Personnellement, je considère la YA comme un genre sans frontières : il n’y a pas de réel limite d’âge, il n’y a pas vraiment de personnage type, il n’y a pas un style en particulier (on peut avoir de la YA/science-fiction, YA/fantasy, YA/historique). Mais dans tous les cas, il y a un parcours, des épreuves, une sorte de challenge à travers lequel le personnage principal va se révéler et se découvrir. Ce genre, encore un peu vague, permet finalement de privilégier l’imagination à l’esthétisme de la langue. Et, soyons honnête, des livres mal écrits, il y en a partout, même dans la littérature pour adultes.


J’ai passé des années à me concentrer sur des livres étudiés à l’école, parce que c’était les seuls livres “dignes” d’être lus. Pendant des années, j’ai refusé d’ouvrir certains livres pour cette raison. Je voulais faire des études littéraires et pour cela il fallait lire les classiques Balzac, Voltaire, Shakespeare, Maupassant, et j’en passe ! Je me suis même cachée d’avoir lu des romans de Marc Lévy et Guillaume Musso. D’ailleurs, je me souviens de ce camarade en cours de littérature en prépa littéraire qui disait : “je ne comprends pas ceux qui lisent ces merdes de Musso et de Lévy !” S’en est suivi un plaidoyer contre ces auteurs et contre les gens qui pouvaient bien lire ces romans bas de gamme. Mais quels bandes de cons, voyons ! Regardons-nous, nous valons tellement mieux que cette basse population !

A la fin de ces deux années intenses à découvrir de nombreux auteurs merveilleux comme Edgar Allan Poe, à découvrir la beauté de la poésie grâce à William Carlos Williams et Victor Hugo, j’ai eu envie d’autres choses, quelque choses de simple : redécouvrir le plaisir de lire pour moi, pour me divertir, pour rêver, ce que j’ai souvent oublié de faire à l’adolescence.

Mais là encore, Ruth Graham trouve quelque chose à dire concernant le plaisir de s’échapper, de ressentir un plaisir immédiat, de ressentir une certaine nostalgie (“the enjoyment of reading this stuff has to do with escapism, instant gratification, and nostalgia”)

Et surtout, elle reproche aux romans YA de proposer des fins toujours satisfaisantes (“YA endings are uniformly satisfying, whether that satisfaction comes through weeping or cheering.”). Tout d’abord, je ne veux pas lire pour me faire du mal et m’arracher les cheveux. J’ai envie de lire pour me faire plaisir, pour ressentir des émotions et fermer le livre en disant “Wow! Merci beaucoup pour ce moment”. Enfin, et comme le mentionne Tommy Wallach dans un article en réponse à Ruth Graham, il existe des livres pour adultes avec des fins satisfaisantes. Il prend notamment l’exemple de Orgueil et Préjugé de Jane Austen qui se termine avec le mariage de la jeune Elizabeth avec le beau et riche M. Darcy.


Alors bien sûr que les livres YA ne vont pas dans les profondeurs de l’âme et ne questionnent pas l’esthétisme de la langue comme les classiques qu’on nous fait ingurgiter à un âge où la seule préoccupation est de se trouver une place dans un monde qui évolue de plus en plus vite. Mais putain qu’est-ce que j’ai pu m’éclater en lisant Phobos de Victor Dixen ! Qu’est-ce que j’ai pleuré en lisant l’histoire d’Aristote et Dante, écrite par le talentueux Benjamin Alire Saenz ! Qu’est-ce que j’ai sué quand j’ai lu les aventures de Thomas dans le Labyrinthe, inventé par James Dashner ! Je n’ai jamais autant rêvé qu’en entrant dans l’univers d’Harry Potter, imaginé par J.K. Rowling. Je n’avais pas autant apprécié lire avant de découvrir les Hunger Games de Suzanne Collins. Et surtout, je n’avais jamais autant voulu partager mes lectures qu’après avoir lu Divergente de Veronica Roth.


Lire ne doit pas être un privilège réservé à une certaine élite. Personne ne devrait se sentir honteux de lire quoi que ce soit. Bien sûr qu’il y a des livres que je trouve ridicules, lents, mal écrits, scandaleux. Et lorsque je rédige des critiques, je donne mon avis, avec des arguments et une bonne dose de bienveillance. Mais qu’est-ce que ça peut bien changer à ma vie que d’autres gens les lisent ? Qui suis-je pour dire aux autres ce qu’ils doivent lire ?

J’estime que chacun à le droit de lire ce qu’il veut comme il a le droit de ne pas lire du tout.

Donner son avis, bien sûr, mais dénigrer les autres, hors de question !